Catégorie: autres systèmes d'enseignement (international)

10.09.09

Voici un témoignage de Sabrina qui illustre en partie la politique d'action sociale engagée par Sésamath (à un niveau très modeste pour l'instant) et qui s'inscrit parfaitement dans une logique partenariale, comme par exemple avec l'association "Manuels sans Frontières". S'il est forcément très utile d'envoyer quelques livres, il est surtout important pour Sésamath d'essayer de favoriser la production de ressources locales, rendue possible par la licence libre, dans une reflexion globale sur les REL (ressources éducatives libres).

Sabrina en Afrique

Cet été, j'ai eu la chance de partir un mois au Bénin en alliant voyage et partage.
L'agence de tourisme solidaire Double Sens m'a donné l'occasion de combiner 9 jours de découverte du pays avec trois semaines de mission d'aide au développement dans le village de Lokossa.
Je suis intervenue dans un centre pour enfants appareillés et handicapés moteurs.
J'ai été chargée d'animation et de soutien scolaire auprès d'un groupe d'enfants de niveau CE1 (non scolarisés pendant la période de rééducation au centre).
A cette occasion, Sésamath m'a fait parvenir 80 manuels scolaires (20 de chaque niveau) afin de les distribuer sur place ; c'est malheureusement une denrée rare pour les professeurs de collège.
La solidarité s'est mise en place bien avant le départ puisque les manuels ont été répartis entre plus d'une dizaine de voyageurs afin qu'ils atteignent Cotonou. Ils ont ensuite été envoyés dans plusieurs collèges selon les besoins locaux.
Cette expérience a été l'une des plus enrichissantes qu'il m'ait été donnée de vivre, les enfants ont tellement à donner et le pays ne compte pas ses sourires. Allez-y, vous ne pouvez pas ne pas être conquis !
Merci à Sésamath, aux différents voyageurs et à Double Sens pour avoir permis à quelques adolescents béninois de travailler eux aussi sur des manuels.

Sabrina Roberjot, membre de Sésamath
sabrina.roberjot@sesamath.net

04.02.09

Très tôt dans son existence, Sésamath s'est intéressée aux liens possibles avec la recherche et plus précisément avec la didactique des Mathématiques. Dès le départ, les chercheurs du domaine ont pris leur place dans MathemaTICE, la revue de Sesamath.

Cet intérêt est peut-être dû à une certaine conjonction de personnes ou de circonstances. Peut-être aussi est-il plus profond : il y a dans la démarche très empirique de Sésamath quelque chose qui évidemment se cherche. L'évolution de Sésamath est une succession d'actions puis de réfléxions sur ces actions amenant des ajustements, des corrections ou de nouvelles actions. Beaucoup de ceux qui critiquent l'association, soit critiquent justement cette façon de procéder (il y a une sorte d'autorité intellectuelle qui veut qu'on ne doive exhiber que ce qui est sûr et déjà fortement validé) soit ne voient pas les phases de réflexion entre les phases d'actions. Il faut dire aussi que tout cela se faisant à un rythme effréné, Sésamath est clairement un processus qui s'auto-alimente en permanence et que les boucles de rétraoaction sont très courtes et parfois même complètement implicites.
Depuis maintenant 2 ans, les liens de Sésamath avec la recherche sont en train de se structurer. Cette structuration trouve son origine à la fois dans une volonté réciproque mais aussi dans le fait que Sésamath est devenu en quelques années une sorte de phénomène.
Quels sont les différentes interactions qui sont en train de se mettre en place ?

1) Sésamath comme objet de recherche.

Sésamath a indéniablement des points de ressemblance et des particularismes en comparaison d'autres communautés du libre comme Wikipedia par exemple. Par rapport également à d'autres associations d'enseignants. En cela, Sésamath elle-même, son fonctionnement, son historique, son mode et impact économique... est un objet potentiel d'études. Un objet à regarder sous plusieurs angles simultanément : sciences de l'éducation, sociologie et économie. En particulier le côté "mathématiques" de Sésamath a ici une importance toute relative. Sésamath est avant tout étudié en tant que communauté de personnes (en l'occurence ici une association) en interaction avec son milieu. Une telle recherche a été lancée. Nous aurons l'occasion d'en reparler ultérieurement. Pour Sésamath, l'intérêt est colossal : mieux se connaître pour mieux se comprendre et augmenter considérablement sa capacité à se réfléchir.

2) Sésamath comme outil pour la recherche.

Lors du colloque Didirem, c'est un aspect que Michèle Artigue a souligné. Jusqu'à maintenant, les recherches en didactique des Mathématiques concernaient essentiellement des milieux restreints : une classe, plusieurs classes... mais rarement à l'échelle de plusieurs milliers de professeurs ou élèves. De par sa structure et le le levier Internet, Sésamath est un lieu idéal pour de telles recherches à l'échelle Macro. Les élèves inscrits à la version réseau de Mathenpoche se comptent en centaines de milliers... et un espace comme Sésaprof, avec plus de 5 500 profs inscrits actuellement, est un lieu propice à ce genre d'études.
Si Sésamath cherche à mieux comprendre comment fonctionnent les échanges, comment les utilisateurs utilisent (ou pas) les ressources mises à leur disposition... il est évident qu'un appui méthodologique externe est une chance pour l'association et un nouveau levier d'amélioration.

3) Sésamath comme vecteur pour la recherche.

C'est encore un autre aspect, cette fois-ci directement liée à l'audience de Sésamath (réelle, potentielle ou présumée). On peut penser qu'actuellement beaucoup d'études et de recherches, amenant parfois à la réalisation d'ingénieries sous diverses formes (et donc d'outils), restent peu ou pas connues, ne bénéficiant d'aucun relais de diffusion (ou de relais faibles). A ce stade, Sésamath peut relayer l'information et même co-diffuser des outils. Son intérêt est lié à son objet "les mathématiques pour tous", mais plus profondément encore à une volonté de ne pas simplement créer des outils mais aussi et surtout de créer de la réflexion autour de ces outils et de la réflexion tout court.

En conclusion.
Je pense que les liens entre Sésamath et la recherche vont nécessairement s'amplifier, d'abord et avant tout car les intérêts sont réciproques et les objectifs convergents.
La distinction que j'ai faite ci-dessus est largement artificielle, car les trois aspects sont souvent étroitement liés et se renforcent mutuellement. Ceci dit, cette schématisation permet peut-être de mieux voir les enjeux.

sebastien.hache@sesamath.net

31.01.09

Après la Suisse, puis la Tunisie, nous changeons encore de continent dans notre tour du monde de l'enseignement des Mathématiques. Europe, Afrique, et maintenant l'Amérique du Sud et plus précisément l'Argentine. Si vous voulez vous aussi témoigner, n'hésitez pas à nous joindre (sebastien.hache@sesamath.net).
Ce sera pour nous une chance et un plaisir !
Merci beaucoup à Marta Garcia et à Lorena C Nuñez pour ce témoignage très intéressant !

Caractéristiques du système éducatif argentin
En Argentine l’enseignement obligatoire commence à 5 ans, en maternelle. Ensuite il y a 6 ans d’école primaire et 6 ans d’enseignement secondaire, dont les 3 derniéres années offrent quatre modalités dominantes : Sciences Naturelles, Économie et Gestion des Organisations, Art & Design et Humanités. Durant les 6 années de l’enseignement secondaire, on enseigne 4 heures de Maths – chaque heure de 60 minutes – jusqu’à la cinquième année, et 2 heures de 60 min chacune en sixième.

Les programmes des différentes modalités sont différents, mais en Argentine on n’a pas d’examen de type BAC, et tous les élèves qui réussissent le collège secondaire peuvent entrer dans n’importe quelle université (où la plupart d’entre eux échouent aux examens de Maths ou s'y préparent en payant des cours dans des instituts privés).

Le parcours curriculaire dans la Province de Buenos Aires, et aussi dans la ville de Buenos Aires, présente une claire influence de la didactique Française. Dans les Instituts de formation des enseignants, les noms de Guy Brousseau, d'Yves Chevallard, de Marie-Jeanne Perrin, de Régine Douady, de Roland Charnay (entre autres), sont toujours mentionnés, et leurs livres traduits en Espagnol font partie de la formation enseignante des maîtres d’école et des professeurs.

En Argentine, l’enseignement est décentralisé. Dans la décade néo-libérale des années 90, l’État National s’est défait de toutes ses écoles de tous niveaux. Elles sont passées sous la responsabilité des États Provinciaux ou des villes où elles étaient établies.

Aujourd’hui, on a un Ministère National de l’Éducation, mais sans écoles. La Loi Nationale de l’Éducation, issue de cette même décade, donne l’autonomie institutionnelle aux établissements scolaires. Cette organisation provoque des différences, parfois importantes, entre les contenus et les compétences développés dans des écoles même géographiquement proches et dans la même juridiction.

Situation des professeurs de Mathématiques
Les professeurs de Maths cherchent toujours à se perfectionner, à découvrir de nouvelles bibliographies, à suivre des cours de formation continue, mais ils rencontrent des difficultés considérables : pour gagner sa vie, un professeur doit travailler dans trois institutions (ou davantage), pas nécessairement géographiquement proches, avec une charge horaire de 30 à 40 heures par semaine! L'indispensable temps de concertation des enseignants n'est pas rémunéré par les institutions. Il n'y a pas de conseillers pédagogiques pour aider les enseignants, rien qui ressemble à un IPR de mathématiques. Ajoutons à cette situation le contexte général de tout le pays, caractérisé par des parents sans emploi (au chômage), des familles pauvres ou en-dessous de la limite de pauvreté, des mineurs délinquants, des personnes dépendantes ou en situation d’abandon, ... La tâche enseignante dans les écoles ou les collèges publics est très difficile. Malgré ces conditions, les profs font en général d’énormes efforts pour réaliser un bon travail, parfois même en utilisant leurs propres ressources pour satisfaire les nécessités élémentaires de leurs élèves...

On ne peut pas espérer une bonne éducation dans ce contexte, on ne peut pas exiger grand'chose des élèves dans cette situation. Les niveaux d’enseignement sont de plus en plus bas.
Mais il y a des exceptions : le Collège National de Buenos Aires qui dépend de l’Université de Buenos Aires est gratuit, public et c’est un des meilleurs lycées de l’Argentine!

En général, aujourd’hui en Argentine, les familles qui le peuvent préfèrent payer un enseignement privé à leurs enfants.

Mon expérience personnelle
Je travaille depuis plus de 30 ans dans un établissement privé d’éducation secondaire de la congrégation “Servantes de Marie d’Anglet”, avec des élèves appartenant à des familles de classe moyenne–basse, à Monte Grande. Heureusement les élèves respectent les enseignants qui peuvent donner des cours dans une bonne ambiance, et même exiger du travail personnel et une bonne performance générale.

On est cinq profs de maths pour à peu près 500 élèves du niveau secondaire.
Dans ma situation particulière, j’ai quatre cours, dont deux de 5ème et deux de 6ème du secondaire, chacun avec quatre heures de soixante minutes.
Dans cet établissement, comme dans presque tous les cas, il y a une unique salle d’informatique, qui est utilisée par tous les niveaux d’enseignement pour l'“Informatique” : c’est pourquoi cette salle est toujours occupée. Les TICE ne sont pas répandues en Argentine dans l’enseignement des maths : les établissements scolaires ne sont pas équipés et nous, les enseignants, ne savons pas utiliser les TICE.

Je dispose d’un vidéo-projecteur avec lequel je montre quelques concepts, des vidéos, des figures dynamiques avec GeoGebra, mais toujours à titre démonstratif.
Le fait de partager des expériences sur les TICE est très important dans notre environnement, puisque les conditions pour que cette modalité puisse être diffusée chez nous ne sont pas réalisées.

Comment enseignons-nous les Maths?
Parfois, et chaque fois qu’il est possible, on propose un problème où les connaissances disponibles ne suffissent pas, un problème qui montre une nécessité d’apprendre un nouveau concept ou de connaître une autre stratégie ou méthode de résolution. Une fois ce point atteint, on développe le concept dans la classe et ensuite on donne aux élèves un guide de travaux pour être développés en classe et à la maison. On utilise le tableau noir traditionnel, avec les craies ou les feutres.
En termes généraux, les profs de maths ne se servent pas de livre pour les élèves dans les cours, pour plusieurs raisons:
-La plupart des élèves ne peuvent pas les acquérir.
-Généralement, ils ne s’adaptent pas au plan du professeur.
-Les élèves ont des difficultés à lire et à interpréter n’importe quel texte, plus encore s’il s’agit d’un langage spécial comme est celui des mathématiques.

Actuellement, une réforme des programmes courants de mathématiques est à l'étude. Jusqu’à présent, on n’a que les nouveaux programmes des trois premières années du secondaire. Nous supposons que l’enseignement de la géométrie et des démonstrations sera prévue, du fait qu’ils sont absents dans nos programmes de base.

La présentation qui précède a été développée par deux professeurs de maths : Marta S García, ayant plus de 30 ans d’expérience dans des collèges privés et des instituts d´Etat pour la formation de futurs professeurs, avec la collaboration de Lorena C Nuñez, une jeune professeur, ayant de l’expérience dans des collèges secondaires publics de quelques zones sensibles de Monte Grande, un village situé à 30 km au sud de la ville de Buenos Aires. Elle a aussi de l’expérience dans formation des futurs professeurs.

28.01.09

Sésamath a déjà publié plusieurs billets dans ce blog sur la question du libre en général et des notions de solidarité internationale en matière d'éducation.
Ces deux domaines ont, selon nous, de nombreux points communs.
Et s'il est vrai que l'association s'est construite finalement dans une grande méconnaissance de ces questions, elle est en train de combler rapidement son retard.

Qu'est-ce que ces "ressources éducatives libres" ? Et d'abord qui cela intéresse-t-il ?
Pour en parler très concrètement, je voudrais présenter l'initiative "Ressources Educatives Libres en Afrique Francophone" soutenue notamment par l'UNESCO et l'AUF (Agence Universitaire de la Francophonie).

Je cite en particulier ce passage de la page du garde du site :

"A l’heure actuelle, l’intégration des REL dans les programmes éducatifs est devenu un phénomène mondial. De nombreux pays proposent l’utilisation de ce type de ressources pour multiplier le développement de cours en ligne mais également pour favoriser le libre échange de ressources. Plus structurée dans certaines régions du monde, la notion de REL reste encore limitée et peu comprise et utilisée en Afrique francophone.
Basé sur la gratuité totale ou partielle en fonction des licences, ce système de production et d’échange est aujourd’hui envisagé comme une solution adaptée et réaliste qui permettrait aux pays africains de se positionner en tant que producteurs de contenus et non plus en tant que simples consommateurs de ressources souvent peu adaptées. Cette voie propose également de nouveaux modèles économiques, notamment pour la production de manuels scolaires au niveau local sur la base d’un travail collaboratif entre enseignants."

En quoi l'association Sésamath s'inscrit-elle dans ce mouvement et comment peut-elle aider à le promouvoir ?
Sésamath a acquis une petite expérience sur la construction collaborative de manuels scolaires sous licence libre. Au départ, cela apparaissait utopique et impossible pour beaucoup. Pourtant force est de constater que 4 manuels scolaires et autant de cahiers d'exercices libres ont ainsi été créés dans le cadre de l'association. Avec un nouveau modèle économique à la clé, qui fonctionne d'ailleurs très bien !
Cela peut-il être utile à d'autre ? Comment partager cette expérience ?
Ce sera en grande partie l'enjeu de mon intervention lors du premier atelier de REL AF qui se tiendra à Dakar début Mars. Sésamath a beaucoup de chance de participer à un tel atelier, pour essayer de donner un peu de son expérience, mais aussi et surtout pour recevoir celle des autres, un bien très précieux.

Une réflexion encore plus personnelle maintenant.
Il y a maintenant 5 ou 6 mois, en écoutant un reportage à la télévision, j'ai entendu un ancien prix Nobel (d'économie me semble-t-il) qui, parlant du grave problème du prix des aliments de base, invoquait la nécessité, pour lui, d'en fixer le prix, en dehors des règles du marché, afin d'éviter les drames humains qu'on a pu voir ces dernières années.
Cette notion de nourriture de base. Un bien vital.
Immédiatement, je me suis dit qu'on pouvait sans doute faire un parallèle avec la notion de "ressources éducatives de base". C'est sans doute moins vital au niveau physique et morphologique. Mais peut-être tout autant d'un point de vue humain.
Or s'il paraît d'emblée difficile de régler facilement la question de la nourriture, a priori ça semble beaucoup plus réaliste et à notre portée, concernant les ressources éducatives.
En lisant ce matin le très bon livre "Wikipedia, découvrir, utiliser, contribuer" écrit par Florence Devouard et Guillaume Paumier (édition PUG), je suis tombé sur cette phrase de Michel Serres :
"Si vous avez du pain et moi deux euros, et si je vous achète du pain parce que j'ai faim, vous allez avoir deux euros et moi du pain. Cet équilibre-là, qu'on appelle un "jeu à somme nulle", est le principe même de l'économie. Tandis que si vous savez un théorème ou quelque information concernant le vivant et que vous me l'enseignez, vous me le donnez mais vous le gardez. Par conséquent, ce n'est plus un jeu à somme nulle. Ce déséquilibre produit, infiniment, des connaissances illimitées."

Ce qui est peut-être le plus étonnant dans tout ça, c'est que pour parvenir à construire ces "ressources éducatives de base", nul besoin, a priori, de grandes décisions politiques : cela peut se faire en partant complètement de la base, et c'est sans doute ainsi que c'est le plus efficace (ce qui ne veut pas dire qu'ensuite il ne faut pas un relais institutionnel, bien au contraire). Sésamath, par exemple, ne doit rien (et plutôt même le contraire) au ministère de l'éducation nationale en France et s'appuie finalement sur assez peu d'enseignants (certes particulièrement motivés). Mais même ainsi (et j'allais dire, surtout ainsi) l'effet levier est très important, spectaculaire même à certains égards.

A méditer.

sebastien.hache@sesamath.net

08.12.08

Le 3 Décembre, s'est tenu à Sion dans le canton du Valais en Suisse, le 7e HEP forum. L'HEP (Haute Ecole de Pédagogie) a en charge la formation des enseignants dans ce canton.
Se sont succédés de nombreux ateliers, puis une conférence de Jean-Luc Dorier et enfin une table ronde.
Pour Sésamath, j'ai pu animer un atelier présentant quelques réalisations de l'association et participer à la table ronde.

L'accueil a vraiment été très sympathique. Merci à tous les collègues suisses pour leur gentillesse et leur grande attention.
Cette question de la place des TICE dans l'enseignement des Mathématiques est une question récurrente, traitée souvent avec trop de passion. Personnellement, j'ai apprécié la tenue de cette journée, à la fois pour son grand pragmatisme mais aussi pour le respect dans les échanges et une vraie volonté de creuser les questions. C'était vraiment très intéressant !

Ce n'est pas la première fois que Sésamath parle de la Suisse dans son blog et ce ne sera sans doute pas la dernière, car il y a des pistes évidentes d'échange et de travail : assurément la mutualisation et le travail collaboratif sont encore plus efficaces s'ils se font à l'échelle internationale.
A noter également les deux articles venus de Suisse (Apprendre-en-ligne.net et Un bilan maths-MITIC dans le canton du Jura) dans le dernier numéro de Mathematice.

sebastien.hache@sesamath.net

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