Depuis maintenant 2 ans, le logiciel Mathenpoche est en train d'être refondu.

Pour les niveaux 5e et 6e, la refonte est autant pédagogique que technique (particulièrement en 6e) : beaucoup d'exercices trop répétitifs ou mal pensés (ces exercices datent du tout début du développement et ont donc beaucoup de défauts évidents). Il manque aussi un grand nombre d'exercices, intégrant en particulier la géométrie dynamique.
Pour réaliser cette refonte, de nouveaux développeurs sont venus se joindre à l'équipe, d'autres sont passés à autre chose : plus que jamais, il est possible de s'intégrer au développement d'un tel projet et à son amélioration qualitative. Il s'agit en tous cas d'un souhait fort de Sésamath : étoffer l'équipe de développeurs, accueillir de nouvelles énergies afin de mener à bien ce projet de grande ampleur.
Pour se faire, des stages en présentiel sont organisés : il y en aura de nouveaux en 2010-2011. Ce sont des moments importants de convivialité et d'échanges. Mais plusieurs développeurs ont réussi à développer des exercices sans avoir besoin de ces réunions, juste avec une assistance à distance. C'est pourquoi, Sésamath a souhaité renforcer la documentation pour un apprentissage à distance.
Si vous cherchez désespérément à occuper vos vacances, vous pouvez donc trouver tout ce qu'il vous faut pour démarrer sur le site Sésaprof. Menu "Sésamath" puis "autoformation aux outils" et enfin "flash" dans le menu de gauche.

Autant prévenir de suite : il vaut mieux avoir déjà une certaine connaissance et propension à la programmation...
Si vous voulez en savoir plus, si vous souhaitez être accompagné dans cette formation à distance (avant pourquoi pas une réunion en présentiel), il vous suffit de vous rapprocher d'Alexis Lecomte (alexis.lecomte@sesamath.net).
Le blog prend ses quartiers d'été sur cette note collaborative !
Rendez-vous fin Août pou un redémarrage en fanfare et d'ici là, bon repos à tous.
Bonjour,
Il est imprimé, il est tout beau... il s'agit du nouveau cahier Mathenpoche 5e (édition 2010).
Pour le commander, c'est ici !
Ce cahier contient 128 pages d'exercices, dont une bonne partie ont été fortement améliorés, suite à la refonte du manuel Sésamath 5e et du niveau 5e de Mathenpoche (en cours).
Pour les nostalgiques de l'ancienne version de ces cahiers (édition 2006), ils seront toujours téléchargeables (et le diaporama sera toujours consultable).
La nouveauté cette année, c'est aussi le cahier numérique associé.
Entièrement libre et gratuit, la partie publique de ce cahier permet de le visualiser facilement (en vidéoprojection, avec TNI...). Quant à la partie "profs", nécessitant une identification préalable sur le site Sésaprof, elle permettra d'accéder aux corrigés papier de ces cahiers ainsi qu'à toute une série de constructions animées pour la partie géométrique, comme c'est déjà le cas pour les cahiers 6e.
Les cahiers Mathenpoche 5e, comme toute la collection, sont sous licence libre. Ils sont téléchargeables, modifiables...
Le cahier imprimé (5 euros) a été renforcé au niveau de la fabrication pour résister à une année complète de manipulations par les élèves.
J'ai commencé à réfléchir à ce logiciel (Mathgraph32) il y a une quinzaine d'années. J'utilisais déjà quotidiennement dans mon lycée des dispositifs de rétroprojection (tablettes LCD à l'époque) et les logiciels disponibles ne me convenaient pas pour ma pratique de tous les jours. Les menus de Géoplan me fatiguaient, Cabri ne me convenait pas pour les figures d'analyse et puis j'aimais bien me lancer des défis de programmation.

Une première version a été éditée par un éditeur privé sous un autre nom puis par le CNDP à partir de 2002. Le logiciel édité par le CNDP était vendu pour une somme modique et à ma demande une version gratuite limitée à 50 puis 100 objets a été éditée. En 2008 j'ai obtenu (après une dure bataille) que le logiciel devienne gratuit pour toute utilisation non lucrative (il a fallu pour cela que j'accepte de ne plus recevoir aucune rétribution du CNDP).
En 2009, j'ai entrepris la réécriture du logiciel en java. Cette version est maintenant achevée.
J'ai pris récemment la décision de rendre la version Java du logiciel libre sous licence GPL 3. Il a été traduit en espagnol (par Luis Belcredi) et par moi-même en anglais.
Ce passage sous licence libre permet maintenant à MathGraph32 d'avoir une existence internationale. Il a été adapté par l'association CeibalJam pour pouvoir être installé sur les ordinateurs OLPC Xo (ordinateurs à 200 $) achetés par le gouvernement Uruguayen pour tous ses élèves (dans ce pays pauvre on semble avoir compris que l'investissement éducatif est rentable). Cette page présente le logiciel sur le site de CeibalJam.
MathGraph32 est avant tout un outil éducatif pour le collège et le lycée.
Voici une vidéo d'exemple d'une utilisation possible en collège:
Pour un exemple d'utilisation en terminale S :
Pour les professeurs il permet en quelques clics de souris de créer des figures très "parlantes" pour illustrer leur cours. Des macros (boutons) sur la figure permettent de masquer ou démasquer des objets, lancer des animations et bien d'autres choses. Le logiciel permet aussi de créer des figures permettant de visualiser des expériences aléatoires.
En salle informatique il est un outil très adapté pour les TP de maths au collège ou au lycée.
MathGraph32 utilise au maximum la souris et des icônes pour la création d'objets. Il permet le calcul et la représentation graphique des nombres complexes.
Un outil historique permet de revoir de façon très détaillée la façon dont les objets ont été construits.
MathGraph32 permet aussi de calculer automatiquement la fonction dérivée d'une fonction numérique réelle.
Un puissant éditeur de macro-constructions est disponible.
Une applet permet de mettre en ligne des figures dynamiques créées par MathGraph32. On peut y capturer un point mobile, exécuter des macros. Voici un exemple créé par Luis Belcredi utilisant une suite récurrente complexe.
Certaines figures spéciales permettent de créer des exercices de construction en ligne. Voir un exemple à l'adresse suivante : http://mathgraph32.org/spip.php?article60.
Voici ci-dessous un exemple de figure réalisé avec MathGraph32. En capturant des points sur les cercles du haut on peut faire tourner le solide (engendré par la rotation de la courbe de la fonction sinus sur [0; pi]) autour de l'axe (OJ). En cliquant sur une des deux macros en haut et à gauche on lancera une animation. Une telle figure peut être visualisée en ligne grâce à l'applet.

MathGraph32 peut encore progresser. Je suis à la recherche de traducteurs pour des versions en d'autres langues étrangères et des personnes capables d'écrire des programmes d'installation pour les différentes versions de Linux ainsi que pour MacOS.
Le soutien du logiciel par Sesamath permettra de mutualiser des figures, des macro-constructions et bien d'autres choses.
Voir aussi http://revue.sesamath.net/spip.php?article153
Yves Biton.
yves.biton@sesamath.net
Les classes relais sont définies officiellement de la sorte :
"Les dispositifs relais (classes et ateliers relais) s’adressent à des élèves essentiellement de collège entrés dans un processus de rejet de l’institution scolaire et des apprentissages, en risque de marginalisation sociale ou d’absentéisme non justifié, aboutissant à des exclusions temporaires ou définitives d’établissements successifs mais aussi d’extrême passivité."
On parle généralement assez peu de ces classes. C'est bien dommage, car l'expérience accumulée et les pédagogies qui y sont développées seraient sans doute bien utiles à de nombreux collègues parfois désemparés face à des élèves dits "décrocheurs" dans des classes bien "ordinaires".
Historiquement, le développement du logiciel Mathenpoche a surtout trouvé de l'écho dans des collèges difficiles de ZEP. Par ailleurs, dans une association comme Sésamath qui milite pour "les mathématiques pour tous" il est bien évident que ces élèves décrocheurs occupent une place particulière. Comment sont utilisés les différents outils développés par Sésamath dans ces classes ? Est-il possible de mutualiser la refléxion et les échanges entre les collègues qui y travaillent et plus généralement tous ceux qui cherchent des solutions pour ces élèves décrocheurs ? Serait-il possible de développer de nouveaux outils ou d'améliorer ceux qui existent afin de mieux tenir compte de toute cette expérience ?
Nous avons la chance d'avoir les témoignages de deux collègues que nous remercions chaleureusement. Et à travers eux nous souhaiterions remercier tous les collègues qui aident ces élèves.
Si certains d'entre vous ont envie de participer à un groupe de travail dans Sésamath sur ce thème, qu'ils se manifestent et nous aurons plaisir à accompagner un tel projet.

"J’enseigne en classe relais, mes élèves (6e à la 4e) ont entre 12 et 15 ans. L’effectif est de 8 élèves.
En mathématiques (5h30/semaine), les élèves commencent par une séance de LaboMep. Au vidéoprojecteur, j’indique à chaque élève, le programme individualisé de sa séance (En 6e, en fonction du niveau de l’élève, je mets en place une progression adaptée dans le domaine « nombres et calculs ». En 5e et 4e, ils travaillent sur les relatifs puis sur le calcul littéral). Puis chacun part sur l’ordinateur. Durant les ¾ d’heure que dure l’activité, j’invite des élèves à venir devant le vidéoprojecteur de la classe, pour un cours particulier (ou par deux, trois s’ils sont au même niveau). Avant la fin de la séance, les élèves doivent m’appeler afin qu’on regarde ensemble le bilan que LaboMep édite (on analyse ensemble la manière dont la séance s’est déroulée : résultats et temps accordé à chaque exercice par l’élève). J’adapte alors, en fonction des besoins et des souhaits de l’élève, la progression du travail à venir.
Le dernier quart d’heure, les élèves vont sur Kidimaths pour passer leurs ceintures de calcul mental. Les élèves ont également joué un temps à Kidiban mais les « défauts techniques » de ce jeu (les codes de niveau ne fonctionnant pas toujours, les élèves perdent le bénéfice de la séance précédente) ont découragé les plus motivés. Dommage car le jeu est une approche motivante pour ces élèves.
A noter que j’incite fortement les élèves à s’entraider, à coopérer, pour que chacun puisse progresser en allant le plus loin possible, grâce à un « réseau de compétences partagées » si j’ose dire.
Je constate une grande motivation des élèves à utiliser LaboMEP (un peu plus de réticence avec les cahiers Mep – encore que… - mais dans l'ensemble ça colle, d'autant qu'ils apprécient grandement le principe de l'autocorrection). Le travail sur ordinateur, la qualité de Mep, des aides animées, etc. fait que j’ai moins de difficultés à gérer les 8 progressions différentes. Ils sont je trouve bcp plus autonomes que lorsque j'utilisais Mep sans LaboMep (l'obligation de lire les aides dans LaboMep y est pour bcp je pense)
En tout cas, l'ensemble des élèves (à quelques exceptions près et rares) reprend manifestement goût aux maths.
C'est incontestablement un outil parfaitement adapté à la difficulté et au décrochage scolaire.
Maintenant, le fait que j'adapte "aux petits oignons" le programme de l'élève (je discute avec eux la progression dans les chapitres) explique sans doute pourquoi ils raccrochent autant. Le fait que ce ne soit pas moi, ni un programme prédéterminé, qui impose le rythme (même si je les motive pour aller le plus loin possible) raccroche ces jeunes dans une matière dans laquelle ils ont la plupart du temps le sentiment d’être « nul », de ne « rien comprendre » alors qu'au fond c'est parce que ça va trop vite pour eux et que le cours n'est pas adapté à leurs pré-requis souvent lacunaires. Quant à d’autres outils que j’aimerais avoir, je ne vois pas. Peut-être un outil (papier ou sur PC) de géométrie, motivant, stimulant, adapté. Mais sinon…Ah si ! Si je pouvais disposer d’un laboMep pour le français, l’anglais… ça, ça serait génial….Mais ça, c'est une autre histoire."
Michael Nicosia
"C’est par mon statut de TZR qu’un poste de 9h en classe relais m’a été confié pour un an.
Non volontaire, ayant sept années d’expérience en collège, la tâche n’a pas été simple.
La classe relais a pour but de récupérer des élèves qui « ne tiennent plus » dans leur collège.
Elle doit permettre à l’élève de « souffler », de retrouver une motivation pour le travail, de se socialiser et de réfléchir à son orientation.
Ainsi les contenus pédagogiques ne sont pas la priorité mais bel et bien le processus de remotivation et la valorisation de l‘élève. Il ne faut donc pas proposer le même type de contenu qu’un cours classique en collège. (Il ne faut pas leur servir la soupe qu’ils ont vomie au collège...)
Mon projet de début d’année a été celui de les initier à la programmation informatique par le langage BASIC. J’avais pensé que cette initiation soulèverait beaucoup de questions mathématiques sans même que l’élève s’en aperçoive. Ainsi ce dernier serait motivé à résoudre un problème mathématique dans un but plus général qui est la réalisation de son programme. Faire des mathématiques parce qu’on veut réaliser un jeu sur ordinateur et qu’il faut que ça fonctionne !
Dans les faits, ce projet est en suspens, car il n’est pas encore assez abouti pour qu’il soit efficace. Trouver des activités pour les élèves de la classe relais n’est pas chose facile, à noter qu’ils peuvent être quatre élèves à la fois, de niveaux différents, des sixièmes avec des troisièmes... pour un cours de deux heures. De plus, la plupart de ces élèves ont très peu d’autonomie et ne respectent pas les règles de vie de classe, ils peuvent donc rapidement mettre le professeur en difficulté.
L’exerciseur Mathenpoche est par conséquent bienvenu, car il donne à l’élève de l’autonomie.
Les élèves sont encore réticents à certains exercices qu’ils jugent trop faciles ou qui au contraire les mettent en difficulté. Guère lisent les aides animées, il faut souvent tout oraliser. (A quand le Math en poche qui n’a pas sa langue dedans ?)
La classe relais s’effectue dans un appartement dans lequel il y a une pièce réservée à la classe, équipée d’un tableau, de tables et chaises, et d’ordinateurs en nombre suffisant pour que chaque élève puisse travailler dessus. Il y a également une imprimante.
Ainsi, les manuels Sésamath et les cahiers Mathenpoche numériques permettent d’avoir beaucoup de ressources très rapidement et de cibler ainsi le travail à la demande de l’élève. Instrumenpoche s’avére aussi fort utile pour montrer certaines constructions. Nous faisons à chaque séance au moins un quart d’heure de calcul mental en passant les ceintures de Kidimath. L’idée leur plaît beaucoup et sont parfois très motivés à l’obtenir. Ils ont aussi beaucoup de rancœur quand ils ne l’obtiennent pas, marque d’un investissement moral certain dans cette activité. "
Thierry Duchassin
Après le manuel numérique 5e, sont désormais disponibles le manuel numérique Sésamath 6e et le cahier numérique Mathenpoche 6e.

L'occasion de remercier tous ceux qui ont oeuvré à la numérisation de ces ouvrages, en particulier Arnaud et Sébastien Rommens mais aussi Denis Colin, Hubert Herbiet, Sébastien Jolivet, Anne Levacher et David Bossez.
Nous avions déjà eu l'occasion de présenter dans ce blog les compléments numériques du manuel Sésamath 6e.
C'est l'occasion ici de faire le point sur l'avancement de ces compléments, en 6e comme en 5e.
Dans le manuel numérique prof 5e, disponible sur le site Sésaprof, on trouve actuellement 143 animations de constructions (Instrumenpoche), 126 figures de géométrie dynamique (Tracenpoche), 80 exercices corrigés par animations (A Toi De Jouer) et plus de 300 liens vers d'autres compléments (fichiers tableurs ou autres, liens vers des exercices ou aides Mathenpoche, liens vers d'autres sites dont le "matou matheux"...). 4 QCM interactifs (sur les 13) sont disponibles et les suivants seront réalisés progressivement.
En 6e, les chiffres sont comparables (137 IEP, 53 TEP, 59 ATDJ et 14 QCM interactifs, entre autres).
Les manuels numériques sont donc très riches (on parle souvent de "manuel enrichi") et continueront à s'enrichir encore.
Cette richesse n'aurait pas été rendue possible sans un gros travail collaboratif pour la construction des compléments. Il faut remercier ici pour leur travail essentiel : Denis Colin, Nicolas Moreau, Anne Svirmickas, Robert Corne, Jean-Paul Sousa, Sébastien Dumoulard, Noel Debarle, Gilles Bougon, Daniel Herbert, Emmanuel Dunau, Rémi Angot, Pierre Lasalle, Geneviève Couderc et Jean-Louis Kahn.
En 6e, par exemple, un cours complet est désormais disponible pour chaque chapitre.

Comme tout le reste des manuels et cahiers, ces cours sont sous licence libres et les sources sont disponibles pour ceux qui voudraient s'en servir de base pour leur propre cours. Progressivement, ils seront disponibles sur les 4 niveaux de collège. Des versions animées de ces cours sont à l'étude.
En plus des manuels numériques,

le cahier numérique mathenpoche 6e inaugure la collection des cahiers numériques.
Plus d'une soixantaine d'exercices sont déjà corrigés par animation (chapitres G1, G2, G3). Et le diaporama des corrigés statiques concerne les 2/3 des exercices à ce jour.
A priori, tout sera terminé pour la fin de cette année scolaire.
Voici une video montrant les principales fonctionnalités de ce cahier numérique :
Un énorme travail a déjà été accompli. Merci à tous les participants.
Et clairement, ce travail ouvre de grandes perspectives, dans l'intérêt général.
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