Le 4 Décembre 2008, Noel Debarle écrivait un article dans le blog en se demandant si vous seriez le 5000e inscrit à Sésaprof.
Au risque de le paraphraser, je me permets cette question : serez-vous le 10 000 e inscrit à Sésaprof ?

En effet, depuis son lancement en Juin 2008, le nombre d'inscrits augmente graduellement et Sésaprof rassemble déjà près d'un prof de Maths sur 4 en France.
En particulier, il faut être inscrit à Sésaprof pour accéder à l'application Labomep qui remplace progressivement l'application Mathenpoche réseau. Pendant tout le mois de Septembre, nous reviendrons en détail sur différents aspects de Labomep qui tend à devenir un vrai laboratoire de Maths pour la classe et qui est un projet capital pour Sésamath.
Pour s'inscrire à Sésaprof, il faut pouvoir justifier d'être un enseignant (inscription par mail académique pour les collègues français). En effet, Sésaprof contient aussi les corrigés des manuels et cahiers Sésamath . Ce site sert également au travail collaboratif autour de l'amélioration des exercices Mathenpoche et des manuels Sésamath. Un gros travail de veille est réalisé pour donner accès à différents documents officiels : programmes, directives, différents textes d'accompagnement... mais aussi aux énoncés (parfois corrigés) des annales du brevet ou du bac.
Sésaprof est appelé à évoluer très fortement dans les mois à venir pour développer le plus possible l'aspect "communautés de pratique".
Plus que jamais, Sésaprof est donc l'interface entre Sésamath et les profs de Maths : inscrivez-vous !
sebastien.hache@sesamath.net
Bonjour,
Il est imprimé, il est tout beau... il s'agit du nouveau cahier Mathenpoche 5e (édition 2010).
Pour le commander, c'est ici !
Ce cahier contient 128 pages d'exercices, dont une bonne partie ont été fortement améliorés, suite à la refonte du manuel Sésamath 5e et du niveau 5e de Mathenpoche (en cours).
Pour les nostalgiques de l'ancienne version de ces cahiers (édition 2006), ils seront toujours téléchargeables (et le diaporama sera toujours consultable).
La nouveauté cette année, c'est aussi le cahier numérique associé.
Entièrement libre et gratuit, la partie publique de ce cahier permet de le visualiser facilement (en vidéoprojection, avec TNI...). Quant à la partie "profs", nécessitant une identification préalable sur le site Sésaprof, elle permettra d'accéder aux corrigés papier de ces cahiers ainsi qu'à toute une série de constructions animées pour la partie géométrique, comme c'est déjà le cas pour les cahiers 6e.
Les cahiers Mathenpoche 5e, comme toute la collection, sont sous licence libre. Ils sont téléchargeables, modifiables...
Le cahier imprimé (5 euros) a été renforcé au niveau de la fabrication pour résister à une année complète de manipulations par les élèves.
Même si le brevet se prépare évidemment tout au long de l'année scolaire, nous entrons dans la période des révisions spécifiques.
Il existe, dans les projets de Sésamath, un certain nombre de sites très utiles pour faire de bonnes révisions.
Tout d'abord, évidemment, les exercices interactifs du site Mathenpoche et plus particulièrement ceux du niveau 3e. Mais il sera profitable aussi parfois d'aller s'exercer sur les exercices des années antérieures, au besoin !
Ensuite, un site entièrement dédié au brevet en Maths : Ebeps.

On y trouve énormément d'annales de brevets corrigées par animation.
Le site Kidimath reprend une sélection d'exercices Mathenpoche et d'annales d'ebeps, tout en y ajoutant :
- les QCM interactifs des manuels Sésamath 3e : intéressants pour situer rapidement ses difficultés ;
- des énoncés corrigés de Devoirs surveillés pour chaque chapitre : importants pour s'entraîner sur une notion spécifique ;
- des liens vers des notions traitées les années antérieures : utiles pour essayer de combler certaines lacunes.
En association avec les associations Weblettres (pour le Français) et les Clionautes (pour l'Histoire-Géographie), il convient de terminer par le meilleur : le site Capbrevet qui permet de réviser le brevet dans les 3 disciplines.

Bonnes révisions à tous, et bon brevet !
Voilà, c'est fait, les 4 manuels numériques Sésamath, de la 6e à la 3e sont disponibles en ligne.
Les versions élèves sont sur le site du manuel et les versions professeurs sur le site Sésaprof.

La version numérique du manuel 5e concerne actuellement l'édition 2010.
Cependant, pour répondre à certains collègues qui ont actuellement la version 2006 du manuel 5e, le manuel numérique de cette version sera finalisé pour la rentrée de septembre.
Ainsi il y aura 2 manuels numériques en 5e : un pour l'ancienne version toujours utilisée dans certaines classes, et un pour la nouvelle édition.
Par ailleurs, Sésamath travaille actuellement à connecter ses manuels numériques aux différents ENT, dans le cadre de l'expérimentation nationale pilotée par le Ministère de l'Éducation Nationale.
Rappelons une nouvelle fois que les manuels numériques Sésamath demeurent gratuits.
Voici une vidéo montrant plus précisément toutes les dernières fonctionnalités implémentées sur ces manuels numériques, qui continueront par ailleurs à évoluer et s'enrichir au fil des mois.
Les classes relais sont définies officiellement de la sorte :
"Les dispositifs relais (classes et ateliers relais) s’adressent à des élèves essentiellement de collège entrés dans un processus de rejet de l’institution scolaire et des apprentissages, en risque de marginalisation sociale ou d’absentéisme non justifié, aboutissant à des exclusions temporaires ou définitives d’établissements successifs mais aussi d’extrême passivité."
On parle généralement assez peu de ces classes. C'est bien dommage, car l'expérience accumulée et les pédagogies qui y sont développées seraient sans doute bien utiles à de nombreux collègues parfois désemparés face à des élèves dits "décrocheurs" dans des classes bien "ordinaires".
Historiquement, le développement du logiciel Mathenpoche a surtout trouvé de l'écho dans des collèges difficiles de ZEP. Par ailleurs, dans une association comme Sésamath qui milite pour "les mathématiques pour tous" il est bien évident que ces élèves décrocheurs occupent une place particulière. Comment sont utilisés les différents outils développés par Sésamath dans ces classes ? Est-il possible de mutualiser la refléxion et les échanges entre les collègues qui y travaillent et plus généralement tous ceux qui cherchent des solutions pour ces élèves décrocheurs ? Serait-il possible de développer de nouveaux outils ou d'améliorer ceux qui existent afin de mieux tenir compte de toute cette expérience ?
Nous avons la chance d'avoir les témoignages de deux collègues que nous remercions chaleureusement. Et à travers eux nous souhaiterions remercier tous les collègues qui aident ces élèves.
Si certains d'entre vous ont envie de participer à un groupe de travail dans Sésamath sur ce thème, qu'ils se manifestent et nous aurons plaisir à accompagner un tel projet.

"J’enseigne en classe relais, mes élèves (6e à la 4e) ont entre 12 et 15 ans. L’effectif est de 8 élèves.
En mathématiques (5h30/semaine), les élèves commencent par une séance de LaboMep. Au vidéoprojecteur, j’indique à chaque élève, le programme individualisé de sa séance (En 6e, en fonction du niveau de l’élève, je mets en place une progression adaptée dans le domaine « nombres et calculs ». En 5e et 4e, ils travaillent sur les relatifs puis sur le calcul littéral). Puis chacun part sur l’ordinateur. Durant les ¾ d’heure que dure l’activité, j’invite des élèves à venir devant le vidéoprojecteur de la classe, pour un cours particulier (ou par deux, trois s’ils sont au même niveau). Avant la fin de la séance, les élèves doivent m’appeler afin qu’on regarde ensemble le bilan que LaboMep édite (on analyse ensemble la manière dont la séance s’est déroulée : résultats et temps accordé à chaque exercice par l’élève). J’adapte alors, en fonction des besoins et des souhaits de l’élève, la progression du travail à venir.
Le dernier quart d’heure, les élèves vont sur Kidimaths pour passer leurs ceintures de calcul mental. Les élèves ont également joué un temps à Kidiban mais les « défauts techniques » de ce jeu (les codes de niveau ne fonctionnant pas toujours, les élèves perdent le bénéfice de la séance précédente) ont découragé les plus motivés. Dommage car le jeu est une approche motivante pour ces élèves.
A noter que j’incite fortement les élèves à s’entraider, à coopérer, pour que chacun puisse progresser en allant le plus loin possible, grâce à un « réseau de compétences partagées » si j’ose dire.
Je constate une grande motivation des élèves à utiliser LaboMEP (un peu plus de réticence avec les cahiers Mep – encore que… - mais dans l'ensemble ça colle, d'autant qu'ils apprécient grandement le principe de l'autocorrection). Le travail sur ordinateur, la qualité de Mep, des aides animées, etc. fait que j’ai moins de difficultés à gérer les 8 progressions différentes. Ils sont je trouve bcp plus autonomes que lorsque j'utilisais Mep sans LaboMep (l'obligation de lire les aides dans LaboMep y est pour bcp je pense)
En tout cas, l'ensemble des élèves (à quelques exceptions près et rares) reprend manifestement goût aux maths.
C'est incontestablement un outil parfaitement adapté à la difficulté et au décrochage scolaire.
Maintenant, le fait que j'adapte "aux petits oignons" le programme de l'élève (je discute avec eux la progression dans les chapitres) explique sans doute pourquoi ils raccrochent autant. Le fait que ce ne soit pas moi, ni un programme prédéterminé, qui impose le rythme (même si je les motive pour aller le plus loin possible) raccroche ces jeunes dans une matière dans laquelle ils ont la plupart du temps le sentiment d’être « nul », de ne « rien comprendre » alors qu'au fond c'est parce que ça va trop vite pour eux et que le cours n'est pas adapté à leurs pré-requis souvent lacunaires. Quant à d’autres outils que j’aimerais avoir, je ne vois pas. Peut-être un outil (papier ou sur PC) de géométrie, motivant, stimulant, adapté. Mais sinon…Ah si ! Si je pouvais disposer d’un laboMep pour le français, l’anglais… ça, ça serait génial….Mais ça, c'est une autre histoire."
Michael Nicosia
"C’est par mon statut de TZR qu’un poste de 9h en classe relais m’a été confié pour un an.
Non volontaire, ayant sept années d’expérience en collège, la tâche n’a pas été simple.
La classe relais a pour but de récupérer des élèves qui « ne tiennent plus » dans leur collège.
Elle doit permettre à l’élève de « souffler », de retrouver une motivation pour le travail, de se socialiser et de réfléchir à son orientation.
Ainsi les contenus pédagogiques ne sont pas la priorité mais bel et bien le processus de remotivation et la valorisation de l‘élève. Il ne faut donc pas proposer le même type de contenu qu’un cours classique en collège. (Il ne faut pas leur servir la soupe qu’ils ont vomie au collège...)
Mon projet de début d’année a été celui de les initier à la programmation informatique par le langage BASIC. J’avais pensé que cette initiation soulèverait beaucoup de questions mathématiques sans même que l’élève s’en aperçoive. Ainsi ce dernier serait motivé à résoudre un problème mathématique dans un but plus général qui est la réalisation de son programme. Faire des mathématiques parce qu’on veut réaliser un jeu sur ordinateur et qu’il faut que ça fonctionne !
Dans les faits, ce projet est en suspens, car il n’est pas encore assez abouti pour qu’il soit efficace. Trouver des activités pour les élèves de la classe relais n’est pas chose facile, à noter qu’ils peuvent être quatre élèves à la fois, de niveaux différents, des sixièmes avec des troisièmes... pour un cours de deux heures. De plus, la plupart de ces élèves ont très peu d’autonomie et ne respectent pas les règles de vie de classe, ils peuvent donc rapidement mettre le professeur en difficulté.
L’exerciseur Mathenpoche est par conséquent bienvenu, car il donne à l’élève de l’autonomie.
Les élèves sont encore réticents à certains exercices qu’ils jugent trop faciles ou qui au contraire les mettent en difficulté. Guère lisent les aides animées, il faut souvent tout oraliser. (A quand le Math en poche qui n’a pas sa langue dedans ?)
La classe relais s’effectue dans un appartement dans lequel il y a une pièce réservée à la classe, équipée d’un tableau, de tables et chaises, et d’ordinateurs en nombre suffisant pour que chaque élève puisse travailler dessus. Il y a également une imprimante.
Ainsi, les manuels Sésamath et les cahiers Mathenpoche numériques permettent d’avoir beaucoup de ressources très rapidement et de cibler ainsi le travail à la demande de l’élève. Instrumenpoche s’avére aussi fort utile pour montrer certaines constructions. Nous faisons à chaque séance au moins un quart d’heure de calcul mental en passant les ceintures de Kidimath. L’idée leur plaît beaucoup et sont parfois très motivés à l’obtenir. Ils ont aussi beaucoup de rancœur quand ils ne l’obtiennent pas, marque d’un investissement moral certain dans cette activité. "
Thierry Duchassin
:: Suivante >>