Tout au long de 2010, CultureMATH met à la disposition des enseignants du Secondaire et du Supérieur, des chercheurs et des étudiants, un espace de discussion intitulé Quelles mathématiques pour le module METHODES ET PRATIQUES SCIENTIFIQUES en classe de seconde ?
En voici les thèmes :
Science et aliments
Science et cosmétologie
Science et investigation policière
Science et œuvre d’art
Science et prévention des risques d’origine humaine
Science et vision du monde

Les contributions peuvent-être variées : une simple idée, un lien vers un site, un fichier (Pdf), un article, une référence scientifique, un cours en ligne, etc.
CultureMATH va constituer, au fur et à mesure des contributions, un grand dossier pour accompagner les professeurs de mathématiques dans la mise en place du module Méthodes et Pratiques Scientifiques.

Edité en ligne par l'IREM de Lyon, la feuille à problèmes est un lien entre enseignants de mathématiques pour les amener à étudier des problèmes et à les proposer aux élèves, pour échanger des idées, pour communiquer des expériences. En voici les thèmes.

Intitulé sobrement "Algorithmes", le n° 16 qui vient de paraître, présente l'introduction controversée de cette notion en Seconde :
"Les éléments d'algorithmique présents dans le programme de seconde suffisent pour aborder des problèmes déjà difficiles, même si dans la pratique, l'idée semble plutôt de faire concevoir ou programmer des calculs simples aux élèves. Une fois un algorithme établi, se pose rapidement le problème de son efficacité. Pour cela, l'outil adapté est la notion de complexité. La complexité d'un algorithme peut être tellement grande qu'il est tout simplement inutile de le mettre en œuvre sur une machine avec des données réelles : le programme ne se terminerait pas avant plusieurs années. Cela peut d'ailleurs devenir un avantage : c'est sur la difficulté pratique de factoriser un nombre de deux cents chiffres que repose la sécurité de presque tous les systèmes de cryptographie. S'impose alors la nécessité de concevoir de nouveaux algorithmes plus efficaces, parfois fonder des concepts mathématiques nouveaux eux aussi."
Dans ce n° 16, on trouve (entre autres)
- un compte-rendu d'expérimentation sur la notion de probabilité
- un dossier algorithmes de calcul des suites de Fibonacci
- de nombreux liens vers des documents utiles aux enseignants dans le domaine algorithmique.
Pour ceux que l'algorithmique agace (leur existence est pure hypothèse), ils trouveront dans les numéros précédents de nombreuses sources d'inspiration pour enrichir l'enseignement des mathématiques.
Les deux revues qu'édite l'IREM de Grenoble, Grand N et Petit'x sont elles aussi, en cours de numérisation accéléree.

Grand N se présente comme "la revue de mathématiques, sciences et technologie pour les maîtres de l’enseignement primaire". Sa rédactrice en chef, Cécile Ouvrier-Buffet, précise la politique de numérisation de la revue : "Dans le but de rendre visible la revue et de mettre à disposition de tous les articles de Grand N, nous mettons actuellement en ligne les articles des numéros vieux de plus de 5 ans, suivant un ordre anti-chronologique. En particulier, les articles des numéros épuisés vont redevenir accessibles. À terme, plus de 400 articles seront en ligne."
Pour le moment, seuls se voient ajoutés au site ceux des articles dont les fichiers sont récupérables (10 numéros, 66 articles). Ils sont aisément repérables (en rose), grâce à une présentation inspirée de la revue Repères-Irem. Les autres numéros seront scannés par la suite. Ils figurent d'ores et déjà en ligne (en bleu) par leur sommaire et une présentation succincte de chaque article. L'accès global aux 283 fiches Publimath des articles est un service appréciable.

Petit'x se définit comme "Revue de didactique des mathématiques et d'analyses de pratiques pour l'enseignement secondaire". Sa numérisation se fait essentiellement par scannage des articles sur papier. Les 38 premiers numéros de Petit' x sont en ligne en texte intégral (1983 à 1995). Ceux de 1995 à 2004 le seront très prochainement. Pour les numéros (en bleu) non numérisés, ni sommaire, ni résumé, mais l'accès global aux 269 fiches Publimath est proposé.
On peut s'étonner du délai de cinq ans (entre la parution sur papier et la numérisation) qui paraît bien long et qui marque comme une réticence face à la démarche amorcée. Gageons qu'il se réduira rapidement. Il marque une sorte de réticence, un regret même, de tous les comités de rédaction des revues sur papier, face à l'inexorable pression qu'exerce sur eux la demande de numérisation.
Cela pose au réseau des IREM une question de plus en plus pressante : faut-il nécessairement passer par la publication sur papier, avec ses contraintes et les difficultés économiques qui en résultent ? Ne serait-il pas plus judicieux de publier directement en ligne, avec la gratuité d'accès qui en découle ? Des questions inévitables dont le prochain séminaire de l'ADIREM (qui célèbrera les 20 ans de Repères) pourrait bien se saisir.
La numérisation progressive des revues sur papier est un phénomène qui tend à se généraliser.
La revue Repères-Irem l'avait déjà fait pour ses parutions à partir de janvier 2000 (avec un délai de deux ans pour maintenir l'intérêt d'un abonnement) : les n° 38 à 65 sont d'ores et déjà intégralement disponibles en ligne.
Chaque nouveau numéro propose dès sa parution l'un de ses articles en ligne et la fiche Publimath pour tous les autres (en attendant la numérisation complète), avec pour certains, des documents annexes d'animation ou de simulation.
Les 37 premiers numéros sont depuis peu en cours de numérisation (par scannage). Le rythme s'accélère. Bientôt toute la collection jusqu'aux huit derniers numéros sera accessible en ligne, fruit de 20 ans de travail dans les IREMs.
L'APMEP vient de franchir le pas : elle a numérisé entièrement le 474 de son bulletin (janvier-février 2008), suivant le même principe. Il contient, entre autres, un important dossier sur l'évaluation. le numéro 473 vient lui aussi d'être mis dans le domaine public.
L'APMEP, qui fêtera en 2010 son centenaire, offrira peu à peu aux enseignants de mathématiques (et particulièrement aux jeunes collègues) une partie de son immense patrimoine intellectuel. La numérisation redonnera vie à des documents de grande valeur, dont beaucoup n'ont rien d'obsolète. Ils éclaireront utilement certains débats actuels, en les plaçant dans la longue durée.

C'est un terme qui apparaît de plus en plus fréquemment dans les entretiens entre les enseignants de mathématiques et les parents d'élèves. L'enfant a-t-il des difficultés et voici que les parents avancent l'hypothèse (salvatrice ?) : "Et s'il était dyscalculique..."
L'asociation A.N.A.E (Approche Neuropsychologique des Apprentissages chez l'Enfant) a consacré tout un numéro de sa revue (n° 102) à ce trouble des apprentissages. Il est dense et il aborde le trouble dans toute sa complexité.

La revue est diffusée par abonnement, mais on peut aussi acquérir ce numéro particulier hors abonnement.
L'équipe universitaire qui l'a produit a confié deux articles sur le sujet à MathemaTICE :
-Difficultés en mathématiques et psychologie : peut-on compter sur une base "dys" ?
Ces deux articles (ils sont complémentaires) donnent une bonne idée des questions que pose la notion de dyscalculie. Ils sonnent comme une mise en garde contre toute tentative d'étiqueter trop rapidement des difficultés fréquentes en mathématiques, qui n'ont généralement rien de pathologique...
Voir aussi Dyscalculie, le sens perdu des nombres.
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